Comment travailler et améliorer sa mémoire ?
Notre mémoire façonne nos souvenirs, nos apprentissages et notre quotidien. Pourtant, entre le flot continu d’informations, les réseaux sociaux et des technologies qui nous évitent parfois d’entraîner notre mémoire, il arrive de se sentir dépassé. Comment améliorer sa mémoire durablement ? Quels mécanismes du cerveau sont en jeu ? Et surtout, quelles habitudes adopter pour préserver ses capacités de mémorisation ? Grâce à la plasticité cérébrale, il est possible d’agir à tout âge. Exercices de stimulation cognitive, bonne hygiène de vie et simples actions quotidiennes deviennent alors de formidables outils pour soutenir cette faculté précieuse.
Par Eloïse Dubois-Gaché
Le 13/03/2026 - Temps de lecture 11 min


Sommaire
Quels sont les différents types de mémoire ?
Avoir une bonne mémoire : c'est inné ou ça se travaille ?
5 exercices pour entraîner sa mémoire
Problème de mémoire et concentration : quel est l’intérêt des compléments alimentaires ?
Notre sélection de compléments alimentaires mémoire et concentration
Questions fréquentes
Quels sont les différents types de mémoire ?
Beaucoup l’ignorent, mais notre cerveau ne fonctionne pas avec une mémoire unique : il s’appuie sur plusieurs types de mémoire, qui interviennent à différents moments de la journée et dans nos capacités d’apprentissage.
Mémoire sensorielle
La mémoire sensorielle est la toute première étape du processus de mémorisation. Elle capte brièvement les informations issues de nos cinq sens, comme un son, une image ou une odeur, avant de les transmettre, ou non, aux zones du cerveau impliquées dans l’apprentissage. Elle agit comme un filtre rapide, permettant de sélectionner ce qui mérite d’être conservé. Sans elle, impossible de former des souvenirs récents ou de reconnaître la forme d’un objet. Bien que fugace, cette mémoire joue un rôle crucial dans notre capacité à interagir avec l’environnement.
Mémoire à court terme
La mémoire à court terme permet de conserver temporairement des nouvelles informations, sur une durée très limitée, généralement quelques secondes à une minute. Elle intervient par exemple lorsque vous retenez une liste de courses ou un numéro juste avant de le composer. Cette forme de mémoire est sensible au manque de sommeil, au stress et au vieillissement du cerveau. Elle constitue un maillon essentiel entre perception et mémorisation durable, et dépend étroitement des connexions entre les neurones et du bon fonctionnement du cerveau.
Mémoire de travail
La mémoire de travail va plus loin que la mémoire à court terme : elle permet de manipuler mentalement les informations tout en les maintenant actives. Elle est sollicitée lorsque vous faites des allers-retours entre plusieurs tâches, résolvez un problème ou comprenez un texte à la lecture. Véritable centre de coordination cognitive, elle mobilise plusieurs zones du cerveau et soutient les capacités d’apprentissage. Avec l’âge ou en cas de fatigue mentale, elle peut s’altérer, d’où l’intérêt d’exercices de stimulation cognitive réguliers.
Mémoire à long terme
La mémoire à long terme stocke les souvenirs de la journée, les connaissances, la mémoire sémantique et les apprentissages dans le temps. Elle repose sur des mécanismes de plasticité cérébrale qui renforcent les connexions entre les neurones et participent à la formation de nouveaux neurones. C’est elle qui permet de jouer d’un instrument de musique, parler une langue étrangère ou se souvenir d’événements marquants. Elle peut être soutenue par une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et des facteurs d’enrichissement cognitif.
Mémoire prospective
La mémoire prospective correspond à notre capacité à nous rappeler d’actions futures, comme prendre un rendez-vous ou penser à envoyer un message plus tard. Elle combine attention, mémoire de travail et planification. Très sollicitée dans la vie moderne, elle peut être fragilisée par la surcharge mentale ou les distractions numériques. Pourtant, elle reste une faculté précieuse du quotidien. La renforcer passe par des simples actions quotidiennes, une bonne hygiène de vie et des exercices de mémoire de manière ludique, favorisant un impact positif sur les capacités de mémorisation.
Avoir une bonne mémoire : c'est inné ou ça se travaille ?
Nous ne sommes pas tous égaux face aux capacités de mémorisation, c’est vrai. Pour autant, la mémoire se travaille, parce que le cerveau s’adapte en permanence grâce à la plasticité cérébrale et aux connexions entre les neurones. Autrement dit, même si la base varie d’une personne à l’autre, on peut renforcer ses mécanismes d’apprentissage dans le temps avec des exercices réguliers, une bonne hygiène de vie, et des stratégies simples pour mieux encoder puis retrouver une information.
5 exercices pour entraîner sa mémoire
La mémoire se travaille comme un muscle. Quelques exercices simples, pratiqués régulièrement, aident à stimuler le cerveau et à renforcer les capacités de mémorisation, sans y consacrer des heures.
1. Jeu de répétition espacée : technique de mémorisation à long terme
Vous choisissez une information à retenir (un mot, une notion, une leçon), puis vous la revoyez plusieurs fois… mais pas d’un coup. Par exemple : une première fois aujourd’hui, puis demain, puis dans trois jours, puis une semaine après. À chaque répétition, le cerveau renforce les connexions entre les neurones. Résultat : l’information s’ancre progressivement dans la mémoire à long terme, sans grands efforts.
2. Jeu des chiffres inversés : exercice de mémoire de travail
Quelqu’un lit une suite de chiffres, puis vous devez la redire à l’envers. On commence court (2 à 3 chiffres), puis on augmente quand c’est facile. C’est un format classique pour solliciter la mémoire de travail, parce qu’on maintient l’information et on la manipule. Cet exercice mobilise aussi l’attention et la concentration et peut être pratiqué quelques minutes par jour pour stimuler les capacités cognitives. Idéal en pause mentale ou en fin de journée, il permet d’entraîner le cerveau sans matériel particulier.
3. Jeu des associations imaginatives : mémoire cognitive
Vous associez l’information à retenir à une image mentale volontairement marquante, drôle ou surprenante. Plus l’image est originale, plus elle s’imprime facilement dans le cerveau. Pour aller plus loin, vous pouvez placer ces images dans des lieux familiers (votre salon, votre cuisine, un trajet habituel), puis refaire ce parcours mentalement pour retrouver les informations. Cette méthode aide à créer des connexions solides entre les neurones et facilite le rappel des souvenirs.
4. Jeu de memory visuel : stimuler la mémoire visuelle et la concentration
Le memory visuel repose sur un principe simple : retrouver des paires de cartes en mémorisant progressivement leur emplacement. À chaque tentative, le cerveau enregistre de nouvelles informations visuelles, ce qui stimule la mémoire et la concentration. Plus vous ajoutez de cartes ou réduisez le temps d’observation, plus l’exercice devient challengeant. Ludique et accessible, ce jeu permet d’entraîner la mémoire de manière douce, seul ou à plusieurs, tout en renforçant les capacités de mémorisation.
5. Quiz oral ou auto-explicatif : le jeu pour travailler la mémoire par la reformulation
Après une lecture, sur papier ou sur écran, l’idée est de se poser quelques questions simples sur le contenu et d’y répondre sans regarder le texte. Vous pouvez ensuite reformuler l’information, à voix haute, avec vos propres mots, comme si vous l’expliquiez à quelqu’un d’autre : un camarade, un proche ou même à vous-même. Ce type d’exercice encourage une récupération active de l’information plutôt qu’une lecture passive, ce qui renforce la mémorisation et révèle ce qui est vraiment compris.
Problème de mémoire et concentration : quel est l’intérêt des compléments alimentaires ?
Lorsque l’on cherche à soutenir sa mémoire et sa concentration, certains compléments alimentaires sont couramment utilisés pour accompagner le fonctionnement du cerveau. Ils apportent des nutriments ou extraits végétaux impliqués dans les capacités de mémorisation, la transmission des informations entre les neurones et les mécanismes de plasticité cérébrale.
On retrouve notamment :
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Les oméga-3 (DHA/EPA) : présents notamment dans certaines huiles marines, ils participent à la structure des membranes neuronales et jouent un rôle important dans le fonctionnement du cerveau, notamment avec l’avancée en âge.
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Les vitamines du groupe B : elles contribuent au métabolisme énergétique et au fonctionnement normal du système nerveux, un soutien intéressant lors des périodes d’apprentissages ou de fatigue mentale.
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Le magnésium : souvent mobilisé en cas de stress ou de manque de sommeil, il contribue au fonctionnement normal du système nerveux et à des fonctions psychologiques normales, ce qui peut être intéressant lorsque l’on traverse des périodes de fatigue mentale.
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Le thé vert : naturellement riche en polyphénols et en caféine associée à la L-théanine, il contribue à soutenir la vigilance et apporte une action antioxydante, intéressante pour accompagner le fonctionnement du cerveau et limiter l’impact du stress oxydatif.
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Certaines plantes adaptogènes ou toniques (comme le ginkgo ou le bacopa) : traditionnellement utilisées pour soutenir les fonctions cognitives et favoriser une bonne oxygénation cérébrale pour accompagner la mémoire sur une durée et soutenir l’attention, notamment en période de surcharge mentale.
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Les antioxydants : présents dans divers extraits végétaux, ils participent à la protection des cellules face au stress oxydatif, un phénomène impliqué dans le vieillissement du cerveau.
Ces actifs ne remplacent pas une bonne hygiène de vie, mais peuvent s’intégrer dans une approche globale associant activité physique, alimentation équilibrée, interactions sociales et exercices de stimulation cognitive.
Notre sélection de compléments alimentaires mémoire et concentration
Nos compléments pour la mémoire et la concentration ont été pensés pour accompagner le fonctionnement du cerveau à différents moments de la vie : périodes d’apprentissages, fatigue mentale, surcharge cognitive ou vieillissement du cerveau. Formulés à partir d’actifs reconnus comme les oméga-3, certaines vitamines du groupe B, le magnésium, des plantes traditionnellement utilisées pour soutenir les fonctions cognitives ou encore des antioxydants, ils s’intègrent dans une approche globale. Associés à une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et des exercices de stimulation cognitive, ils constituent un soutien complémentaire pour préserver ses capacités de mémorisation et favoriser l'attention.
Questions fréquentes
Où est stockée la mémoire dans le cerveau ?
▼Quelle maladie provoque des troubles de la mémoire ?
▼Trous de mémoires fréquents : que faut-il faire ?
▼Sources :
Plasticité cérébrale : et si on s’occupait de la santé de notre cerveau ? · Inserm, La science pour la santé. (n.d.). Inserm. https://www.inserm.fr/actualite/plasticite-cerebrale-et-si-on-soccupait-de-la-sante-de-notre-cerveau/
Self-explanation - CATL Teaching Improvement Guide | UW-La Crosse. (n.d.). UW-La Crosse. https://www.uwlax.edu/catl/guides/teaching-improvement-guide/how-can-i-improve/self-explanation/
Cambridge Cognition. (2023, June 19). Digit Span (DGS) - Cambridge Cognition. https://cambridgecognition.com/digit-span-dgs/
















